UN MARIAGE SOUS LE DIRECTOIRE – 1er JANVIER 1797

MARIE

Marie est présentée sur les fonts baptismaux de l’église Notre-Dame en mars 1767 à Bar-le-Duc (Meuse). Unis depuis douze ans, ses parents François GERVAISE et Anne DULPHY* ont respectivement 36 et 30 ans. Elle est la septième d’une fratrie qui comptera douze enfants, dont au moins six n’atteindront pas l’âge adulte. François, qui a été successivement boutier puis cantonnier, et Anne sont également natifs de Bar-le-Duc. *Le patronyme Dulphy (que j’ai choisi d’orthographier ainsi d’après une signature du père d’Anne), se décline à toutes les sauces au gré des registres, de Delfy à Dulfit en passant Dolphi et bien d’autres encore…

NICOLAS

Le petit Nicolas voit le jour à Vroil (Marne) en octobre 1773 et est baptisé le même jour. Ses parents, Jean-François GAYET*, manouvrier, et Marguerite MIGNOT sont également originaires de cette commune où ils se sont mariés huit ans auparavant. Nicolas est le sixième enfant d’une fratrie de huit. Au moins trois d’entre eux ne dépasseront pas l’âge d’un an. *Voir la remarque ci-dessus qui est valable aussi pour ce patronyme, dont l’orthographe fluctue tout autant.

LE MARIAGE

Le 12 Nivôse de l’An V, soit le 1er janvier 1797, il y a donc exactement 224 ans, Marie GERVAISE et Nicolas GAYET unissent leur destin à Vroil dans la Marne. Alors que Marie a enterré son père depuis onze ans, Nicolas a lui accompagné sa mère vers son ultime demeure il y a déjà seize ans. L’épouse est domiciliée à Vroil où elle a vraisemblablement trouvé du travail, … et rencontré son futur époux. Marie est pour l’occasion assistée de Pierre Flès, un fabricant de bas et de François Legendre, un tailleur d’habits, deux voisins. On reconnaît également sur l’acte la signature de Jean, le frère aîné de la marié, même s’il n’est pas cité. Quant à Nicolas, il a à ses côtés pour ce jour particulier son père Jean-François, et son frère aîné Jean.

Une petite Anne naît six mois après la noce. Il semble qu’il était bien temps que ce mariage soit célébré. Ce premier bébé voit le jour à Bar-le-Duc, et l’enfant est déclarée par son oncle maternel Jean, étant précisé que le père, Nicolas, est absent. Il y a peu de doute quant au fait que Marie devait se trouver chez sa mère pour ce premier accouchement.

La seconde fille du couple Marie, naît deux ans plus tard et sera déclarée par un père bien présent cette fois-ci, à Revigny-sur-Ornain où la famille est alors domiciliée.

Je n’ai pas retrouvé d’autres enfants issus de cette union du premier de l’an, et aucun arbre sur aucun site spécialisé n’en évoque d’autres. Pourquoi pas, même si j’aurais plutôt tendance à penser que le travail de journalier de Nicolas devait mener la famille de commune en commune, et que d’autres petits Gayet sont peut-être encore à découvrir, sous des noms orthographiés de façon plus ou moins farfelues, dans des communes voisines. Par exemple, lors du mariage de leur fille aînée, le couple se trouve domicilié à Combles-en-Barrois, non loin de Bar-le-Duc où Marie et Nicolas finiront leur vie.

PROMENADE À BAR

Nicolas a 78 ans lorsqu’il s’éteint à son domicile au dit Bar, 4 rue de la Halle. Cette rue ne semble plus exister mais il y a une place de la Halle ainsi qu’un Passage de la Halle, je ne crois pas trop m’avancer en imaginant que le couple logeait dans la proche périphérie. Marie tirera elle sa révérence à l’âge de 86 ans, un an après son époux. Elle était alors domiciliée au 46 rue de Tribel. Ces deux emplacements sont situés dans ce qu’on appelle la ville haute de la commune, et sont tout près de la rue des Ducs ou de l’église Saint-Etienne (abritant le Squelette de Ligier Richier qui marque à vie, surtout quand on a fait sa connaissance durant ses jeunes années). Cette petite promenade de conclusion parlera sans aucun doute à certains de mes lecteurs du cercle familial proche, à qui je souhaite, comme à tous mes autres lecteurs et à la sympathique tribu des généablogueurs, une très belle nouvelle année.

Un grand merci à mes cousins Colette et Jean-Claude dont les avancées sur cette branche m’ont permis de retrouver les actes correspondants à cette tranche de vie en vitesse accélérée.

Illustration 1 : « Mariage républicain » – Estampe de Pierre François Legrand, 1794, Musée Carnavalet – Illustration 2 : Archives de la Marne, cadastre, plan général du village de Vroil en 1806 – Illustration 3 : Geneanet, Wikipedia

2 commentaires

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