A comme ART floral

Ou bien A comme allez hop, premier titre tiré par les cheveux, ce ne sera pas le dernier ! Pour ce premier billet, publié un 1er novembre, je voulais en effet absolument placer la photo du magasin de nos arrière-grands-parents maternels, pour qui la Toussaint était un (le ?) moment important de l’année. Cette marbrerie – qui faisait aussi fleuriste – située à l’entrée d’un grand cimetière Versaillais, voyait en effet son activité décuplée pendant la fête de tous les Saints. Nous-mêmes, les arrière-petits-enfants, avons participé à ce moment particulier dans nos jeunes années, lorsque le magasin était tenu par nos grands-parents et certains de nos parents. Nous étions appelés en renfort pour aller déposer des chrysanthèmes sur les tombes de ceux dont les proches ne pouvaient se déplacer, ou habitaient trop loin. Cette période d’effervescence nous occupait pendant presque toutes les premières vacances de l’année scolaire. C’est un excellent souvenir qui nous a marqués au point même que lorsque nous sentons l’odeur des chrysanthèmes aujourd’hui, nous sommes instantanément transportés dans les hangars de l’entreprise familiale, sélectionnant et préparant les pots qui seraient déposés le lendemain. Un voyage beaucoup moins compliqué à organiser qu’avec une DeLorean !

La photo qui s’affiche aujourd’hui est prise devant le magasin. D’après les fleurs exposées je dirais que nous ne sommes pas très loin de la Toussaint, mais pas en plein boom non plus. À gauche du cliché on reconnaît Léa Lucie MOULÉ (1875–1966) notre arrière-arrière-grand-mère, la grand-mère de notre grand-père Jean. Elle pose avec deux vendeuses dont je ne connais pas les noms. Cette photo a probablement (au vu d’autres photos datées) été prise dans les années 30/40.