J comme JOUR (de noces)

Nous sommes en septembre 1947, au Mesnil-le-Roi dans les Yvelines. Nos grands-parents maternels Jean et Madeleine vont se dire oui pour la vie. J’adore cette photo car elle n’a rien d’un cliché classique de mariage. Le couple et son cortège se dirigent joyeusement vers l’église, et même si l’instant sera solennel, tout ce petit monde est détendu et souriant. J’entends presque les conversations qui vont bon train, les amis de nos grands-parents juste derrière les mariés s’interrogent sur le repas à suivre, et tout à gauche de la photo ma grand-tante Yvonne tente de calmer son bébé qui n’apprécie que modérément l’exercice, sous les yeux de nos arrière-grands-parents. Alors non je n’ai pas une vue de lynx, j’ai juste quelques autres photos de ce cortège sur lesquelles on peut reconnaître certains collatéraux. Je ne sais pas combien de temps a duré la promenade à travers champs, mais j’aime beaucoup cette idée d’un cortège allant de la mairie ou du domicile, jusqu’à l’église à pied. Quatorze mois plus tard, notre mère viendra animer la vie du couple. Suivront trois garçons, nos oncles. La génération SimPieFraDan est en marche.

Il faudrait que j’étudie avec précision une carte de l’époque pour déterminer où cette photo a pu être prise, en retraçant les chemins du domicile ou de la mairie, vers l’église. Allant pourtant au Mesnil assez régulièrement pour y visiter nos ancêtres qui reposent là-bas, je ne visualise pas la route où a été figé cet instant. Il y a quand même d’énormes chances que ce soit désormais une double voie bien bruyante, que les champs aient été bétonnés, et que les pommiers (oui j’ai décidé que c’étaient des pommiers) aient été remplacés par des habitations.