Q comme QUI (est qui ?)

Nous voici de retour dans la Meuse, et fort probablement à Bar-le-Duc compte tenu des recensements relevés au cours de la vie du couple central (et surtout connu) qui apparaît sur cette photo. Debout à droite, portant une barbe qui permet à coup sûr de l’identifier, Nicolas Nocart (1854-1926), le grand-père de notre grand-père paternel Raymond. Successivement (ou simultanément ?) il est ouvrier d’imprimerie et chauffeur. En 1879 il a épousé Victoire Nicolas (1858- ?) qui elle aussi cumule plusieurs professions, de cuisinière à domestique. Victoire est assise au centre de la scène. Les ancêtres de l’un comme de l’autre sont majoritairement natifs de la Meuse, excepté pour une branche lointaine qui s’égare dans la Marne, et pire, dans les Ardennes, là où beaucoup d’archives ont été détruites. Mais c’est une autre histoire. Les personnes autour du couple ont pris au fil des années différentes identités liées à mes analyses alambiquées pour tenter de déterminer qui est qui sur cette vue à priori familiale. Une sœur, un frère, un oncle, un neveu, une bru, un gendre, des petits-enfants, tout le monde y est passé, j’ai même des illustrations d’arbre à modifier car je sais pertinemment que j’ai fait fausse route à plusieurs reprises, en apposant pourtant des portraits sous des noms.

L’analyse finale, qui me paraît en tout cas la plus probable à ce jour, est que les cinq personnes non identifiées formellement seraient tout simplement les enfants du couple. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, telle est ma devise… Nicolas et Victoire ont eu sept enfants. Il n’y en a que cinq me direz-vous sur cette photo (c’est ce détail qui m’a certainement éloigné du chemin le plus court). Cependant les deux premières, Emilie et Marie des jumelles, n’ont malheureusement vécu que quelques jours. Donc, sous réserve d’une confirmation définitive, nous pouvons pronostiquer avec une grande certitude que les cinq personnes qui entourent le couple sont leurs enfants – l’échelonnement des années de naissance correspond plutôt bien avec l’âge approximatif des sujets – et que notre arrière-grand-mère, Marie, se trouverait donc au premier plan à droite. Et à celui ou celle qui m’avancera qu’elle semble tout de même habillée comme un petit garçon, je répondrai oui, certes, … mais elle a un ruban dans les cheveux !