Un 27 juin dans l’Essonne.

À l’occasion du tout premier Salon de Généalogie virtuel qui s’est déroulé 27 juin 2020, l’équipe Geneatech qui n’est jamais à court (de bonnes) idées a lancé le #Defi2706 sur Twitter. La règle : ‘raconter un 27 juin de votre généalogie, en 100 mots’. Considérant que c’est le deuxième article que j’ai enchaîné sur ce format, le nombre de mots m’a posé moins de problème que pour le premier. Mais c’est une autre complication qui s’est présentée lorsque s’est affiché le nom d’Etienne CHARON sous la date du 27 juin : je ne connaissais de lui que sa date de décès, mentionnée sur l’acte de mariage d’une de ses filles…point barre. Après une recherche express (et la chance que les registres de l’époque et du lieu soient parfaitement lisibles et agrémentés de tables décennales tout aussi claires), voici ce que nous pouvons résumer de la journée qui a vu la disparition d’un de mes ancêtres maternels.  

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Des milliers de victimes assombrissent ce mois de juin 1815, puisqu’une dizaine de jours auparavant, s’est déroulée la bataille Napoléonienne de Waterloo. Mais aujourd’hui à Angervilliers, c’est un décès particulier qui obscurcit l’avenir des cinq enfants CHARON.

Deux fillettes et trois garçons âgés de 3 à 9 ans ont perdu leur père. Âgé de seulement 41 ans, le cultivateur devenu tuilier s’en est allé dans l’après-midi.

Soutenus par leurs oncles, qui déclareront le décès, les petits accompagneront Etienne jusqu’au cimetière où se trouve déjà leur mère depuis deux ans. C’est dire si un funeste destin s’est acharné sur cette fratrie.