Y comme YODLER (au grand air)

Alors non, malgré les apparences nous ne sommes pas en présence d’une photo extraite de La petite maison dans la prairie, et ce n’est pas non plus un arrêt sur image tiré d’un épisode d’Heidi, même si avec cette dernière série (diffusée en France en 1978 – j’ai cherché !) nous nous approchons côté référence. En effet, je vous présente aujourd’hui les cousines suisses ! Nous sommes ici sur la branche paternelle de notre grand-père maternel. Et même si nos grands-parents, puis parents, nommaient (et nomment) toujours cette partie de la famille, les ‘cousins suisses’, nous sommes beaucoup plus éloignés que cela sur l’arbre généalogique. En effet, notre ancêtre commun est en fait Heinrich Meyer (1826 – 1900), l’arrière-grand-père de notre grand-père Jean. Cette lignée est originaire de Rüdlingen, commune suisse qui se situe dans le canton de Schaffhouse, un petit morceau de territoire enclavé, non pas en France, ni même en Italie, s’eut été trop facile pour la langue et la lecture des registres, mais en Allemagne… Heinrich était semble-t-il charron, et a épousé en 1852 la demoiselle Anna Gehring (1830 – 1912) laquelle lui a donné onze enfants, dont deux n’atteindront pas l’âge adulte. L’aîné, Heinrich comme son père (1853 – 1926) est resté en Suisse, le second Johannes (1854 – 1913) notre arrière-arrière-grand-père est venu s’installer en France, les deux suivants Konrad (1856 – ?) et Jakob (1858 – 1926) sont allés chercher fortune aux Etats-Unis, en passant d’abord par Paris pour le premier. Les quatre jeunes-filles qui posent sur la photo du jour sont des petites-filles de Heinrich, l’aîné.

Il y aurait des pages et des pages à écrire sur la destinée de cette famille, en partant de notre ancêtre commun. Non seulement le format que j’ai choisi pour ce challenge ne s’y prête pas, et surtout mes recherches sur ce dossier gigantesque (titanesque ?) sont bien loin d’être abouties. Un résumé dirait que j’ai toujours entendu parler par mes grands-parents des ‘Suisses’, des ‘Français’ et des ‘Américains’, des quatre frères aînés somme toute. Comme si le reste de la fratrie n’existait pas. Après recherches, il apparaît que trois filles seraient restées en Suisse, alors que deux autres garçons auraient tenté l’aventure outre-Atlantique. Certainement encore de passionnantes découvertes à venir, mais ce n’est pas pour tout de suite. En conclusion de ce billet, je souhaite préciser que je ne sais absolument pas si notre tribu suisse yodlait au grand air, mais il était trop tentant de s’emparer de ce verbe pour titrer la photo du jour, évoquant notre branche helvète.

(Hanna, Madeleine, Esther et Annemarie – circa 1937)

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