VERS BARCELONE EN PASSANT PAR LA RUSSIE

Dans le cadre du mois #Généatech organisé par les énergiques animateurs de la communauté du même nom, quatre thèmes d’écriture sont proposés, pour les quatre semaines du mois de février.

Le troisième généathème est évoqué ainsi : « Une découverte que vous n’auriez pas pu faire sans vous rendre aux archives ». Alors soyons honnêtes, c’est une consigne que je vais contourner, car il est plutôt loin le temps où je me déplaçais aux archives. C’est bien simple, les archives des Yvelines se trouvaient encore dans les bâtiments des Grandes Ecuries du Château de Versailles… Mais on peut dire que je n’aurais jamais attrapé le virus de la généalogie si je n’avais pas fait mes premières découvertes en me déplaçant aux archives. Le manque de temps et beaucoup d’actes désormais numérisés et accessibles sur la grande toile m’ont fait mettre de côté les recherches qui impliquent un déplacement obligatoire. Je vais alors évoquer ici deux dossiers militaires que j’aimerais beaucoup retrouver et consulter dès que les conditions me le permettront. Partons donc sur « les découvertes que je vais faire en me rendant (bientôt !!) aux archives ».

LE CUIRASSIER
Nicolas NOCART, fils de Claude Simon, un cultivateur et d’Elizabeth AUBLIN serait né aux alentours de 1778 à Semide dans les Ardennes. Je garde le conditionnel ici car je n’ai pas en ma possession son acte de baptême, et autant dire que je ne l’aurai jamais puisque les archives de cette commune ne remontent pas plus loin qu’à l’An XI, et qu’après un échange avec la Chargée de Classement, j’ai appris que sont seulement disponibles sur place et sur microfilms, des documents en très mauvais état datés de 1608 à 1623. L’année de sa naissance est projetée d’après la reconnaissance que Nicolas fait de son fils en 1806. C’est une déclaration sur laquelle est aussi mentionnée sa commune de naissance, ainsi que les noms de ses parents. Il a 28 ans lorsqu’il déclare que Nicolas (junior), est né du fruit de ses œuvres avec Marie PERIN, une ouvrière en coton, l’année qui précède à Verdun. Mis à part ces informations, nous apprenons aussi sur cet acte que Nicolas est Cuirassier à la 7e Compagnie, du 3e Escadron, du 7e Régiment de Cuirassiers. Nous trouvons également sur l’acte de mariage de son fils qui eut lieu en 1824, une déclaration qui stipule que le fils comme sa mère n’ont pas eu de nouvelles de Nicolas depuis environ 12 ans. Ces dates situent la disparition de notre cuirassier autour de 1812, son régiment était alors en pleine campagne de Russie. Notre ancêtre cuirassier s’est-il éteint dans cette vaste contrée ? Ou bien aura-t-il survécu aux guerres napoléoniennes pour aller mener en toute discrétion une autre vie, ailleurs ? (S’il a reconnu son fils, il n’a jamais épousé Marie). Une visite aux archives s’impose donc pour savoir ce qu’il est finalement advenu de Nicolas, si tant est que son dossier militaire soit complet.

LE GRENADIER
Je ne sais absolument rien de Jean MALAS – ça commence bien me direz-vous – si ce n’est qu’il est natif de la commune d’Ernes dans le Calvados. Notre premier ancêtre connu portant ce patronyme et né dans cette même commune, s’est marié à Maizières en novembre 1682 avec une demoiselle Marie AUBERT. Puis de mariages en naissances, notre branche calvadosienne a poussé dans ce petit village d’Ernes, jusqu’à Luce Félicité PETIT. Elle est notre dernière ancêtre native de cette commune, qu’elle a quittée pour rejoindre la proche région parisienne, et s’unir à un marchand épicier du nom de JONON en 1843. Feuilletant page après page les registres du bourg normand afin de remonter patiemment (et traditionnellement car à priori peu indexés) vers les sommets de cette branche, je suis tombée sur ce qu’on a coutume d’appeler une belle #généajoie. En effet, entre deux actes de sépultures « classiques » voici que le 19 octobre 1714 le chanoine régulier du prieuré d’Ernes nous informe avoir reçu une missive datée du 27 septembre 1714, lui apprenant la mort de Jean MALAS. Vu le faible nombre d’habitants de la commune à cette époque, il serait bien surprenant que ce Monsieur Malas ne fasse pas partie du feuillage de notre branche. Notre ancêtre, ou plutôt notre collatéral d’après les dates trouvées sur la branche, et compte tenu de l’avancée actuelle de mes recherches, s’est éteint après avoir reçu trois coups de fusils lors de l’assaut général de Barcelone. Il semble aussi qu’il était passé de simple milicien à Lieutenant des Grenadiers du Régiment d’Anjou.

Si les recherches concernant Nicolas NOCART ont été pas mal épuisées dans la limite de ce qui est accessible hors déplacement aux archives, celles relatives à Jean MALAS ne font que commencer ; je ne désespère pas de pouvoir trouver d’autres renseignements sur lui en remontant encore les registres, et ai bon espoir de le relier rapidement à une de nos branches normandes. Quoiqu’il en soit, si son dossier militaire existe quelque part, c’est, avec celui de Nicolas, un de ceux qu’il me tarde de consulter, et je ne manquerai pas de partager ici le destin de nos deux militaires si je parviens à mettre la main (et les yeux !) sur ces documents.

5 commentaires

  1. Ces deux destins sont pleins de promesses généalogiques. Et ils témoignent aussi de tout ce qu’on peut trouver en ligne en ouvrant bien les yeux, à défaut d’être complètement libres de nos mouvements en ce moment…

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  2. Il y a de plus en plus d’indexations de fiches de soldats de l’Empire. Bientôt ils seront tous en ligne. J’en ai trouvé avec des orthographes un peu bizarres. Quant aux soldats d’Ancien Régime, comme vous connaissez le régiment, et la date, votre Jean MALAS doit pouvoir se trouver. Connaissant le régiment, j’ai ainsi retrouvé en ligne un ancêtre soldat en 1741. C’est très émouvant d’avoir sa description physique, son surnom. Et l’indexation des fiches de soldats d’Ancien Régime a commencé.

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