V comme VERDUN

« Aux Grands Chefs – Aux Officiers – Aux Soldats – A tous, Héros connus et Anonymes, vivants et morts, qui ont triomphé de l’avalanche des barbares et immortalisé son nom à travers le monde
et pour les siècles futurs, la Ville de Verdun, inviolée et debout sur ses ruines,
dédie cette médaille en témoignage de sa reconnaissance ».

Né à Paris boulevard de Charonne dans le 20e arrondissement en 1894, notre arrière-grand-père Louis avait pile-poil l’âge de remplir ses obligations militaires alors même que la Grande Guerre débutait. L’archiduc François Ferdinand d’Autriche est assassiné à Sarajevo en juin 1914, Louis est incorporé en septembre de la même année.

Arrivé au corps le 5 septembre 1914, soldat de 2e classe le dit jour, nommé Caporal le 6 février 1915, Sergent le 6 juillet 1915, (…) il est mis en congé illimité de démobilisation le 7 septembre 1919 par le dépôt démobilisateur du 21e Régiment d’Infanterie Coloniale. Se retire à Versailles (Seine & Oise) Porte de Buc. Entre ces deux dernières dates, s’étalent des états de services longs comme le bras, et une liste de blessures non moins imposante. Un certain nombre de médailles sont reproduites sur le monument où repose Louis, et d’autres décorations sont mentionnées sur sa fiche matricule. La « Médaille de Verdun » présentée ici, attestant son inscription sur le Livre d’Or des Soldats de Verdun, est le seul document papier qui a été conservé, à ma connaissance.

Je ne vais pas ici vous relater le parcours de Louis durant cet épouvantable épisode de l’Histoire. Ce n’est pas l’objet du fil conducteur choisi pour ce Challenge, et le parcours qu’il a suivi pendant ces longues années mériterait tout un article – voir plusieurs. J’ai juste envie de vous raconter pour agrémenter ce billet que, parmi de nombreux faits, celui-ci a retenu un peu plus mon attention. En effet, Louis a disparu et a été fait prisonnier en juin 1918 à Vingré, puis interné à Cassel. Il fut rapatrié en janvier 1919. J’ai pu retrouver la petite fiche qui mentionne les personnes à prévenir en cas de disparition sur le site de la Croix-Rouge. Celle-ci nomme Jeanne, sa sœur, notre utilisatrice du Sauf-Conduit de la lettre S, et Albert, un cousin de la branche paternelle de Louis, domicilié en Suisse.  

Il n’y a pas de « cette année-là  » aujourd’hui, le document n’étant pas daté. Que cela ne vous empêche pas de chantonner...

7 commentaires

  1. Quelle belle performance accompagnée de documents émouvants. De notre grand père Louis que tu évoques à plusieurs reprises et dont il est question aujourd’hui, j’ai ses états durant le premier conflit mondial annotés de sa main, j’ai envoyé ce document il y a quelques années à ma sœur et à mes frères, je pense donc que l’une ou l’un d’entre eux te l’aura transmis. Si toutefois ce n’était pas le cas écris le moi et je te le ferai parvenir.
    Merci pour cette petite incursion dans notre passé familial, je t’embrasse dans la lumière et la paix de ce qui est.
    François

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