K comme KÉPI

Classe 1873
JONON
6e Régiment de Cuirassiers

C’est un très ancien carnet militaire qui fait la une aujourd’hui, ancien mais bien conservé. Il appartient à Gustave Emile JONON, né en février 1853 à Maule dans les Yvelines. Nos ancêtres communs, Jean Louis JONON ayant exercé les professions de matelassier et de chapelier et son épouse, Marie Avoyé FRICHOT, sont les grands-parents paternels de Gustave. Pour nous, ce sont nos ancêtres à la 7e génération… En essayant de faire plus simple, Gustave est un neveux de l’arrière-grand-père de notre grand-mère Madou, soit un cousin de son grand-père Lucien JONON. Voilà, voilà. Pourquoi son carnet s’est retrouvé dans les papiers de notre grand-mère, mystère. Gustave (qui signait de son second prénom Emile) a épousé en 1878 une demoiselle DESJARDINS. Cela n’explique pas la présence du carnet dans nos archives, mais je sais pour avoir rencontré ce patronyme au dos de quelques photos, que ces différentes branches de la famille étaient donc en relation.

Au-delà de la facilité à boucler la lettre K avec le képi, accessoire vestimentaire que j’étais bien sûre de croiser sur une des quatre-vingts pages qui composent ce carnet (Gustave s’en est vu attribué un de taille 56), je l’ai retenu car le corps des cuirassiers auquel a appartenu notre… ancêtre collatéral, implique l’enregistrement d’informations intéressantes et qui sortent un peu de l’ordinaire. Nous apprenons ainsi que Gustave a suivi un enseignement élémentaire d’escrime en avril 1874, que ce sont succédées ensuite six leçons à l’école du soldat « à cheval » et surtout, qu’il a monté un premier cheval nommé BARANTE, le suivant s’appelant quant à lui CAMÉLÉON. Est également décrit tout l’attirail en rapport avec les deux équidés, du bridon au licol, en passant par la couverture de selle. En outre, sont également couchés sur le papier les achats et autres réparations que Gustave a dû effectuer. Ainsi, on apprend qu’en mai 1876 il a réparé deux plaques à boutonnières, qu’en décembre il a perdu douze vis d’armature, qu’il a cassé une cruche, remplacé un caleçon et poli un plastron légèrement rouillé. Il y a comme ça une mine de détails qui s’étalent sur plusieurs pages parfaitement calligraphiées.

Gustave Emile JONON exerçait la profession de boucher. Il est noté sans infirmité. Parti pour le 6e Régiment de Cuirassiers en octobre 1874, il a été réformé en novembre 1877 pour affection organique du cœur. Il s’éteint prématurément à Paris en 1900 à l’âge de 47 ans. Je ne sais pas s’il a eu une descendance.

Cette année-là (1873)
Patrice de Mac Mahon est Président (mai 1873 – janvier 1879).
Première voiture à vapeur : l’Obéissante.
Emile Zola publie le « Ventre de Paris ».
Naissance d’Howard Carter (novembre), décès de Napoléon III (janvier).

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