B comme BONNETS

Archive : Inventaire du 14 août 1788, établi après le décès de Marie Louise VALLET, à la réquisition d’Antoine CHEVILLOT, son époux survivant.

Lieu : SAINT-RÉMY-LÈS-CHEVREUSE (Yvelines).

Visite générale : Logis servant de cuisine, avec vue sur le village de Saint-Rémy et entrée sur une ruelle. Une armoire abritant plus d’une page d’habits, linge et harde. Une étable.

Promenade dans l’inventaire, morceaux choisis :  Quatre chemises, un petit corset rouge, un corset de mailles, un corset de coton rouge, une jupe rouge. Deux coiffures à dentelles, trois mauvais bonnets (piqués ?), une paire de bas de laine. Une grosse montre d’argent et sa chaine.

Broderies : Marie Louise VALLET n’est pas notre ancêtre. Elle est la première épouse d’Antoine CHEVILLOT, notre aïeul à la génération 9, berger dans la vallée de Chevreuse. Elle s’éteint alors que leur unique fille a un peu plus de deux ans. Celle-ci est d’ailleurs représentée dans cet inventaire par son père et un subrogé tuteur, Jacques VALLET, son oncle maternel. C’est Louise Julie CHEVILLOT, née d’un second mariage qui épousera un Monsieur FIQUET et assurera la descendance jusqu’à nous en direct. J’avoue que lors de mes recherches de cotes je ne me suis dans un premier temps pas du tout penchée sur la famille CHEVILLOT. En effet, Antoine étant dit berger, je l’avais imaginé de toute petite condition, n’ayant absolument pas l’idée ni la justification de rendre visite à un notaire. Mais il me fallait 26 documents me permettant de « rentrer » chez nos ancêtres pour remplir les 26 jours de publications du ChallengeAZ. Alors quand arriva le moment où quoi que je fasse je n’en avais pas à 26, je suis quand même allée faire un tour du côté des enregistrements aux dates clé de ce couple. Surprise ! Non seulement il y avait une déclaration de succession au nom de notre berger qui ne se limitait pas à « sans bien », mais je repérais aussi celle de sa première femme. J’allais rapidement en fin d’inventaire pour constater que non, il n’y aurait pas de deuxième surprise, Antoine ne savait pas signer. Reste que celui-ci est loin d’être anecdotique, et que la partie réservée aux titres nous mène vers d’autres successions… c’est sans fin ! Cet inventaire fera sans doute l’objet d’un appel à l’aide dans les prochains mois. En effet, si l’écriture de Monsieur le Notaire est bien fluide et d’apparence claire, elle ne l’est que d’apparence. Tous les vêtements de la fameuse armoire sont détaillés jusqu’au type de tissus, de nombreux ustensiles et autres outils sont énumérés avec des descriptions bien précises. Mais il y a un mais. Je ne déchiffre pas un mot sur deux, et ne les connaissant pas, impossible de les deviner.

10 commentaires

  1. J’ai eu le même genre de souci avec un inventaire breton du pays gallo. Un dictionnaire en ligne du pays gallo m’a aidée à déchiffrer certains mots d’usage local. J’ai aussi pas mal cherché e internet en général, sur Gallica, etc. Quelques termes ont totalement résisté

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