I comme IMBROGLIO

Archive : Partage anticipé par Louis LECOMTE et son épouse Marie Anne PECCARD entre leurs enfants, le 29 février 1852.

Lieu : Lieu-dit « La Polonnerie », commune de FOUCHÈRES (Yonne).

Visite générale : Une chambre à feu et une vacherie avec grenier au-dessus, couvert à l’avant en tuiles et à l’arrière, partie en tuiles et partie en paille. Cour devant et petit toit à porcs à côté. Une autre chambre, grenier au-dessus. Le tout est accompagné d’un bon nombre de parcelles de terre.  

Promenade dans l’inventaire, (morceaux choisis) :  Une chambre ayant four et cheminée, grenier au-dessus, terrain vague au couchant, cour devant se prolongeant au couchant jusqu’à deux mètres du hangar du troisième lot, terrain derrière servant d’échelage, de même alignement que celui du premier lot. Lequel terrain se prolonge jusqu’à la limite de séparation du jardin ci-après du troisième lot. Droit de communauté au puits situé près du hangar du troisième lot. (…) la séparation de ladite portion de jardin se fera par une ligne droite à côté du troisième lot et par la continuation de la ligne séparatrice du bâtiment, à côté du premier lot, de manière à laisser à ce dernier lot sa quantité de sept ares, soixante centiares. (…) Une grange couverte de paille, ayant son entrée par des grandes portes au midi sur la cour, et sa sortie au nord par une porte cavalière. Cour devant de même largeur jusqu’au chemin, échelage de deux mètres derrière.

Broderies : Nous retrouvons notre branche d’hier, un étage au-dessous avec les biens de Louis notre ancêtre à la génération 7 et son épouse, Marie Anne fille d’Etienne PECCARD. Premier arrêt à la lecture de cet acte, j’ai répertorié six enfants à ce couple, sept sont cités comme héritiers. J’en ai donc oublié un ; jusque-là rien d’alarmant, ce sont des choses qui arrivent. Mais là où l’imbroglio va être plus compliqué à démêler, c’est que des six enfants issus de mes recherches, je n’en ai que deux qui portent le bon prénom au moment de la donation. S’il est très courant de ne pas se faire appeler par son prénom de baptême, je croyais qu’on remettait tout ça bien en ordre au moment de signer des documents officiels. Ce n’est à priori pas le cas. Et non, je sais ce que vous pensez, je l’ai pensé aussi, mais je viens de vérifier tous les actes de baptême, et les parents de chacun. Autre imbroglio, la description des lots. Comme relevé dans les morceaux choisis ci-dessus, vous noterez que le partage ne va pas être simple à poser sur un plan, si toutefois l’envie me venait de creuser et d’habiller un peu plus notre branche icaunaise. Chaque lot est truffé de droits de passages et de délimitations au doigt mouillé. Les bâtiments sont divisés, les terrains découpés par des lignes imaginaires. Deux mètres de distance pour l’un, trois pour l’autre… J’ai ajouté sur la boussole un plan de « La Polonnerie » daté de 1840. À la lecture rapide de toute la donation, j’ai tendance à penser – sans avoir effectué aucune recherche concrète – que les biens de nos ancêtres se trouvent sur les trois parcelles de gauche. Nous confirmerons cela – ou pas – dans une prochain papillonnage, non sans avoir d’abord remis de l’ordre dans la fratrie héritière.

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