M comme Montvoisier

Archive : Partage anticipé par Madame Veuve PILLET à ses enfants. Le 31 janvier 1867.

Lieu : Commune de MAULE (Yvelines).

Visite générale : Une quantité industrielle de terres à Maule ainsi que de l’argent. Eh oui, je m’aperçois en survolant ce partage – que j’ai sélectionné sans trop me poser de questions vu qu’il contient quand même seize pages – qu’il n’y a pas l’ombre du début du commencement d’une description de maison ou de mobilier.

Promenade dans le partage (morceaux choisis) :  Vingt ares quarante et un centiares de terre sis terroir de Maule, lieu-dit le Fossé des barres. Treize ares quatre-vingts centiares de terres, même terroir, lieu-dit La Chaussée, tenant au midi Delacroix d’Aulnay, au nord Cheval des Moussets, au levant Le Chemin, au couchant Montvoisier… Il y en a deux pages comme ça. C’est très détaillé, les noms de lieux dits sont pittoresques, et cela permet de délimiter tous ces terrains sur le cadastre mais ce n’est pas le but de ce Challenge. Tout au plus, cela m’aura permis de sortir un titre à la lettre du jour. L’acte contient un nombre conséquent de pages tout simplement parce que dans une seconde partie, l’origine, voire l’origine de l’origine – je ne plaisante pas – de chacune de la moindre parcelle est détaillée.

Broderies : La Veuve PILLET qui passe chez Monsieur le Notaire ici est Esther Luce PETIT. Elle forme avec Charles PILLET un couple de nos ancêtres à la génération 7. Ce sont nos Normands ! En effet, tous deux se sont installés à MAULE après la naissance de leur fille aînée, Luce Félicité, notre aïeule qui épousera un Sieur JONON. Mais ils sont tous deux natifs du Calvados, et leurs ascendances respectives restent dans ce département au stade actuel de mes recherches. Charles est tour à tour marchand de chanvre, journalier puis cultivateur. S’il possédait un gros patrimoine immobilier de terres, il semble qu’il n’avait pas acquis sa propre maison. Pour autant, il est bien précisé dans le document que « comme condition formelle de la donation, les donataires seront tenus de laisser à leur mère, sans indemnité par elle, la libre disposition du mobilier étant en sa possession ». Il existe donc fort probablement un inventaire du mobilier concerné à chercher après le décès d’Esther Luce pour entrer dans son quotidien. Petite satisfaction en passant, j’ai bien dans mon arbre le même nombre d’enfants que cités sur cet acte, et ils portent bien leur prénom de naissance ! Détail notable en évoquant les enfants, un garçon et deux filles : les filles ayant reçu une dot pour leur mariage, contrairement à leur frère, celles-ci lui versent tout de suite une compensation, avant même le partage commencé, « afin d’égaliser ses sœurs en dot ».

6 commentaires

  1. Perso, quand les inventaires font plus de 10 pages de descriptions, si cela ne contient pas de données généalogiques, je lâche l’affaire.
    La plus longue décla de succession que ‘j’ai vue à ce jour fait une trentaine de pages pour 5 millions de francs (années 1930).

    Aimé par 1 personne

Répondre à bealct Annuler la réponse.