Q comme Quinze

Archive : Inventaire après décès de Madame Ernestine Antonine FRETAQUILLIAS épouse DUTEIL, à la requête de Monsieur Ernest Louis DUTEIL, cultivateur, son époux. Le 5 février 1887.

Lieu : CARRIÈRES-SOUS-BOIS, commune de MESNIL-LE-ROI (Yvelines).

Visite générale : Dans les endroits ci-après désignés faisant partie d’une maison située à Carrières-sous-Bois, commune du Mesnil-le-Roi, rue des Cheverrures N°5. Une écurie, une remise, une cour et deux celliers. La maison est constituée d’une pièce servant de cuisine et de salle-à-manger et une chambre à coucher au premier étage.

Promenade dans l’inventaire, (morceaux choisis) :  Dans l’écurie, une vieille huche formant un coffre à avoine, deux fourches, trois tonneaux, une hotte et six paniers d’osier. Une voiture suspendue à deux roues et une grande cuve. Monsieur DUTEIL déclare qu’au moment du décès de son épouse, il existait un cheval sous poil blanc âgé de vingt-deux ans et ses harnais, le tout ne se retrouvant plus aujourd’hui. Dans le cellier, dix fûts de vin rouge de pays provenant de la récolte de 1886, contenant chacun environ 220 litres. Dans la cuisine – salle-à-manger, 4 chandeliers de cuivre, 2 lampes à essence et une lampe en porcelaine. Une table carrée et une table ronde, sept chaises, une petit coucou en bois sculpté. Un poêle en faïence et ses tuyaux. Une casserole en cuivre, quinze pièces d’ustensiles de cuisine en fer blanc et en fer battu, deux pots au feu, deux cocottes en fonte et un petit fourneau. Un fer à repasser. Dans la chambre, une couchette en noyer avec un sommier, deux matelas de laine et crin, un édredon en plumes, un baldaquin en noyer, un couvre-lit et des rideaux en perse. Une pendule composition sur socle et sous cylindre. Quinze draps en toile, six autres plus petits en coton.

Broderies : Nous retrouvons pour débuter cette dernière semaine complète, la branche de notre grand-mère maternelle Madou. Ernest Louis DUTEIL et son épouse Ernestine Antonine sont ses arrière-grands-parents. Ernest Louis est dit cultivateur. Au vu de ce que nous avons croisé dans le cellier, je dirais même qu’il est vigneron ! Son épouse décède au jeune âge de 37 ans, alors que leur fille unique, Eliska Adelphine n’a que 17 ans. Cette dernière est l’unique héritière à la suite du décès de sa mère, représentée en tant que mineure par son père, tuteur naturel, et son grand-père maternel, Charles Ferdinand FRETAQUILLIAS, subrogé tuteur. L’acte du jour nous laisse entendre que la famille vivait plutôt très bien. Les pièces sont généreusement meublées, les armoires sont pleines et les étagères débordent. Nous avons également un paragraphe consacré aux bijoux dans lequel on note que les deux époux possédaient chacun leur montre, en or s’il vous plait. La maison dans laquelle l’inventaire a été établi est la demeure du couple et de leur fille, dans laquelle s’est éteinte Ernestine. Il est précisé dans le document que c’est une maison qui appartient à Jean Pierre DUTEIL, le père d’Ernest, et pour laquelle aucun loyer n’est demandé. Il en va de même pour quelques parcelles de terre, gracieusement prêtées par le même Jean Pierre et Charles Ferdinand FRETAQUILLIAS, son beau-père. À noter : l’inventaire nous apprend également qu’Ernestine est décédée de maladie. En effet, juste avant la clôture de l’acte, Ernest DUTEIL déclare que « les frais funéraires et de dernière maladie, occasionnés par le décès de sa défunte épouse, ont été acquittés par Monsieur FRETAQUILLIAS, sans réclamation de sa part ».

4 commentaires

Répondre à Christelle Annuler la réponse.